Hôtel La Croisette

ROYAN, reflet historique de La France.



L’histoire de Royan commence au Néolithique, lorsque des hommes qui vivent de façon sédentaire commencent à s’y implanter. Suite à diverses invasions (germaniques puis Vikings), Royan se transforme en un petit port de pêche siège de plusieurs prieurés au Moyen Âge. Sous domination anglaise pendant la guerre de Cent Ans, Royan devient une place forte protestante qui est assiégée et détruite par Louis XIII.

Ce n'est qu'après la Révolution, traversée relativement sans encombre, que Royan se développe comme station balnéaire et acquiert une renommée internationale dès le XIXe. Grâce la mode des bains de mer venue d’Angleterre, la petite cité balnéaire florissante est alors un lieu incontournable fréquenté aussi bien par la bourgeoisie bordelaise que par le Tout-Paris. Elle atteint son apogée pendant les années folles, période durant laquelle La cité accueille de nombreux artistes.

Suite aux terribles bombardements dans la nuit du 4 au 5 janvier 1945 qui détruisirent 85% de a ville, Royan est déclarée laboratoire de recherche sur l'urbanisme et possède depuis un patrimoine architectural incroyable datant des années 1950 (architecture moderniste).

Trois fois détruite au cours des siècles (par les Vikings au IXe siècle, par Richelieu en 1631 et par les bombardements alliés en 1945), Royan a toujours su se reconstruire et rester une ville moderne.

Cartes postales anciennes de Royan

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Histoire de Royan en 8 étapes



L’Antiquité ou le Invasions Barbares.
Dès la préhistoire, le site de Royan fut occupé : des silex taillés mis au jour par des fouilles sur les sites de Foncillon et du Pigeonnier 1en attestent. Des vestiges de souterrains datant servant de refuge à la fin du Néolithique ont été découverts sur la commune. Des traces de fossés et cercles funéraires Celtes ont été retrouvés à Belmont. Les Romains y développent par la suite la culture de la vigne, l’élevage des huîtres et la technique des marais salants. En 418, les Wisigoths arrivent devant Saintes. À l'été 844, les Vikings remontent la Gironde, pillant tout sur leur passage.

Le Moyen Age : La France aux Anglais.
Au début du XIe siècle, un calme précaire revient, la presqu’île lentement renaît sous l’impulsion de petites seigneuries et des abbayes La construction du prieuré de Saint-Pierre sur le plateau, celle de l’abbaye de la Grande-Sauve situé à proximité des marais de Pontaillac et l’édification d’un château fort non loin de la plage de la Grande-Conche en témoignent.
À la fin du XIe siècle, l’activité portuaire est grandissante.
En 1137, Aliénor d'Aquitaine épouse le roi de France, Louis VII. Royan passe sous le contrôle du roi de France. Mais en 1152, Aliénor divorce et épouse Henri Plantagenêt qui devient roi d’Angleterre en 1154. Royan passe alors sous contrôle anglais. Le roi d’Angleterre consolide les défenses du bourg par de solides murailles et y construit un donjon. En 1451, à la fin de la guerre de Cent Ans, la région de Royan est définitivement française, mais en ruines.

Le XVIème Siècle : Royan Protestant.
Au XVIe siècle, les guerres de religion font rage. Plusieurs grands capitaines de l’époque comme Henri de Navarre (futur Henri IV), et le sire de Brantôme (futur prieur de Saint-Pierre-de-Royan) font la guerre sous les murs de la citadelle. En 1592, Henri IV érige la ville en marquisat. Au début du XVIIe siècle, le duc d’Épernon estime que « c’est une des meilleures places pour sa grandeur qui fut en France ». Avec l’édit de Nantes, Royan devient une place forte de sûreté pour les protestants.
En 1622, l'armée de Louis XIII campe devant les remparts de Royan. Les différents régiments royaux se positionnent autour de la citadelle : le gros des troupes prend place devant le plateau de Foncillon. Des négociations s'engagent entre les émissaires royaux et le gouverneur protestant de la place. Songeant à la reddition, celui-ci est destitué et les négociations rompues. Le roi décide alors de donner l’assaut. Devant la violence des combats, et en l'absence de tout secours, les Royannais demandent grâce au roi, qui leur accorde. Le 11 mai 1622, Louis XIII entre dans Royan9.
Cependant, une fois le roi parti, les rancœurs se déchaînent. Une partie de la population royannaise a le sentiment d'avoir été trahie par ses chefs. Une nouvelle révolte éclate, et une partie de la garnison royale est égorgée. Devant cet affront, le roi envoie le duc d'Épernon à la tête d'une armée de 8000 hommes.
La destruction de la citadelle n'intervient qu'en 1631 sous les ordres de Richelieu. Il ordonne d’incendier les maisons de la cité, combler les fossés, et détruire la digue du port. La ville, réduite à un modeste village, n'a même plus d'église : elle est rattachée à la paroisse rurale de Saint-Pierre.
Après la révocation de l'édit de Nantes une grande partie de la population émigre, surtout en Hollande et en Angleterre. Les persécutions continuèrent épisodiquement jusque sous Louis XV.
En 1757, le marquis Jean Charles de Sennecterre, seigneur de Didonne et maréchal de France, fait construire le premier édifice défensif depuis le démantèlement de la citadelle : le fort du Chay.

1789 : Les années Révolutionnaires

Alors qu'en décembre 1789, l’Assemblée Nationale vote la division de la France en départements, en lieu et place des anciennes provinces, on crée le département de la Charente-Inférieure dont Royan devient un chef-lieu de canton dès le 4 février 1790.
Le 12 juillet 1790, l'Assemblée nationale vote la Constitution civile du clergé. Dans le canton de Royan, les prêtres des paroisses de Royan, de Vaux et de Saint-Sulpice refusent de prêter le serment constitutionnel : les propriétés de l'église sont saisies, et à Royan, le couvent des récollets est mis en vente avec ses 33 hectares comme Bien national. Il est par Jean Boisseau, armateur, qui le démolit.
Avec la crise économique, à Royan comme ailleurs, le mécontentement gronde. Le 14 juillet 1790 a lieu la fête de la Fédération, et une cérémonie est organisée dans l'église Saint-Pierre, à l'occasion de laquelle on prête le « serment fédératif ».

Le XIXème siècle : L’essor Touristique

Royan devient un centre de convalescence pour les soldats de la Grande Armée. Desauberges s’ouvrent.
Puis, les bains de mer se développent. Importés d'Angleterre par les derniers émigrés. Grâce à ses plages et son climat, Royan séduit les premiers estivants en majorité bordelais. A partir de 1819, les bateaux à vapeur à roues,à aubes font un service régulier entre les villes de Bordeaux, Pauillac et Royan en été. Le pavage des rues débute en 1816. L’aménagement de plages est mis en travaux. La première ordonnance réglementant les bains de mer est rapidement décrétée : Il est désormais interdit de se baigner nu dans les plages avoisinant les maisons, de « laver les cochons, les chevaux et autres bestiaux à la mer au moment où l’on prend les bains, la plage de Foncillon est réservée aux femmes et les premiers éclairages publics sont installés. En1836, on taille un escalier à même le roc pour faciliter l’accès des touristes aux bateaux. En 1843, le premier casino est implanté. Le développement touristique est en marche.

Sous le Second Empire, la ville connaît un grand essor. Entre1850 et 1870, le nombre d’estivants passe de 9 000 à 17 000, la population de 3 329 à 4 500 habitants. Royan devient une grande station balnéaire régionale. Commerces, casino réputé, grands cafés la modernisent. Le 28 août1875, le premier train venant de Paris arrive à Royan, ce qui donne une tout autre dimension à la station. En vingt ans, de 1875 à 1895, la ville devient une des stations balnéaires les plus luxueuses de la côte océane. Le « Tout-Paris » s’y donne rendez-vous et sa renommée dépasse largement les frontières françaises. À partir de 1885, de nouveaux lotissements au Parc et à Pontaillac se couvrent de somptueuses villas et un tramway dessert également la ville. Un nouveau casino est inauguré en 1885. Il domine la plage de Foncillon et est l’œuvre de l’architecte bordelais Alfred Duprat. En 1895, on demande à l’architecte parisien Gaston Redon de construire, en bordure de la plage de la Grande Conche, un autre casino. Il lui est conseillé de « laisser libre cours à son imagination et de ne lésiner ni sur l’espace, ni sur les proportions ». En août 1895, le plus grand casino de France est inauguré !

1918 – 1930 Les Années Folles

Après la guerre de 1914-1918, l’activité balnéaire reprend. En 1922, la municipalité obtient le classement de la ville comme « station climatique d’été ». La ville accueille désormais de nombreux hôtes de marque, tels que Sacha Guitry, Yvonne Printemps, Marie Marquet, Jacques-Henri Lartigue, le réfugié politique soviétique Léon Trotsky ou encore le peintre Pablo Picasso, qui installe son atelier au quatrième étage de la villa « Les voiliers ».
Une politique de grands travaux est initiée dans le courant des années 1920 : l'ancien hôtel de ville est détruit, de même que les halles, remplacées par un marché couvert moderne. Un nouvel hôtel des postes est bâti à proximité du casino municipal. En 1927, la ville compte à elle seule trois salles de cinéma : « L'Olympia », à proximité du boulevard Thiers, « Le Trianon », sur le port, et « Le Paris-Ciné », le long du boulevard Botton. En 1930, les studios de cinéma Émile Couzinet sont implantés dans la commune, et plus de cinquante films sont tournés à Royan !
Plus que jamais, Royan devient une ville balnéaire de premier ordre. Elle a dix mille habitants en hiver et plus de cinquante mille en pleine saison. C'est le bain de mer des millionnaires, des richards français. Ça grouille de monde dans les rues, dans les magasins, sur la plage, dans les falaises et dans la mer. Ce monde est élégant et nonchalant.

1939-1945 : La Seconde Guerre mondiale.

En 1939, à la veille du second conflit mondial, Royan compte plus de 12 000 habitants et reçoit près de 200 000 touristes. Cette année-là, Picasso, fuyant Paris, arrive à Royan. Il y passe une année et y peint plusieurs tableaux, parmi lesquels sa Nature morte au crâne de mouton ou encore son célèbre Café des bains, établissement qu'il pouvait voir depuis la fenêtre de sa villa. Ce café aujourd'hui disparu était situé à l'emplacement actuel du restaurant La Siesta.
Les autorités d'occupation ayant déclaré les étrangers indésirables à Royan, Picasso est contraint de quitter la ville le 25 août 1940.

Après l’armistice du 22 juin 1940, Royan se trouve en zone occupée. Le premier détachement allemand, de la 44e division de la Wehrmacht, pénètre en ville le matin du 24 juin. La Kriegsmarine installe un commandement dans l'ancien hôtel du golf, réquisitionné. La Kommandantur est, quant à elle, installée à Foncillon.
Malgré l'ordre donné par la municipalité qui invite « la population de Royan, ville ouverte, à observer la correction la plus absolue dans l'intérêt général (...) et accomplir son devoir avec calme et dignité », les premiers actes de sabotage ne tardent pas : les lignes téléphoniques entre Royan et La Rochelle sont sectionnées, la vitrine du local du « Rassemblement anticommuniste » est brisée, une sentinelle du quartier général de la Kriegsmarine est assassinée. En représailles, l'amiral Von de la Ferrière frappe la ville d’une amende de 3 millions de francs et dix membres du conseil municipal sont pris en otage. Peu après, les plages sont interdites « aux chiens, aux Juifs et aux Français ».
La Résistance s'organise, à Royan comme dans le reste du département. Les premiers réseaux se regroupent sous la houlette de personnalités telles que Louis Bouchet, le commandant Baillet, Jean Papeau ou encore le commandant Thibaudeau
En 1942, les premiers blockhaus du Mur de l'Atlantique sont érigés. Naissent ainsi les deux forteresses allemandes de "Gironde Mündung Nord" (Royan et sa proche région) et "Gironde Mündung Süd" (pointe de Grave), de part et d'autre de l'estuaire de la Gironde. La cité est également renforcée par l’installation de V4 aux abords de la cité, pour prémunir d’une attaque terrestre. A l’été 1944, la « poche de Royan » abrite environ 5 000 soldats allemands.
Le 12 septembre 1944 la prise de Rochefort enferme encore un peu plus les Allemands : c'est le signal du début du long siège de la ville. Le 4 octobre, les Alliés sont à Médis. Une entrevue entre le colonel Adeline, responsable du secteur libéré, et le colonel Pohlmann, commandant de la place forte de Royan, s’organise dans le but d'obtenir l'évacuation des civils. Une majorité de la population quitte la ville mais environ 2 000 civils choisissent de demeurer dans la forteresse assiégée. À Royan, l'occupant pille banques et villas désertées : le 31 décembre 1944, un navire à vapeur espagnol, le Vulcano, quitte Royan avec le butin dans ses cales.
Le 5 janvier 1945 vers 4 h du matin, par -5 °C, 354 bombardiers Lancaster de la RAF déversent une pluie de plus de 2 173 tonnes de bombes sur le centre-ville. En quelques heures, le cœur de la ville, de la gare à Foncillon, est presque entièrement détruit, le port inutilisable, les plages déchiquetées, les casinos en ruines. Tout ce qui a fait le renom de la station balnéaire n’existe plus. 85 % du centre-ville disparaît, 442 Royannais et 35 Allemands trouvent la mort21. On dénombre environ un millier de blessés.
Le vendredi 13 avril 1945, le général français Edgard de Larminat donne le signal de l'opération « Vénérable » visant à lancer l'assaut final contre la forteresse de Royan. Il exhorte ses troupes en ces termes :
« Le moment est venu de faire sauter la forteresse ennemie de Royan-Grave. Les moyens matériels sont réunis, le succès de l'opération ne dépend que de l'audace et de la sagesse des chefs, de la valeur et de l'intelligence des soldats (...) C'est une part notable dans la renaissance du pays qui est entre vos mains24 »
Les 14 et 15 avril 1945, des bombardiers B-17 Flying Fortress et B-24 Liberator de l'USAAF couvrent de nouveau la ville de bombes : durant la seule journée du 15 avril, environ 725 000 litres de napalm sont déversés sur la ville. Le matin du 17 avril, les premiers chars Sherman M4 du bataillon Foch pénètrent dans les ruines fumantes de Royan. De brefs combats éclatent aux abords du quartier général allemand, avant que le contre-amiral Michahelles ne consente à se rendre, aux environs de 12 heures 4027. C'en est fini de l'occupation allemande dans la presqu'île d'Arvert.
Quelques jours plus tard, au soir du 8 mai, la guerre est terminée en Europe.

De 1945 à Aujourd’hui : L’Eveil du Phoenix

Après la guerre, les destructions sont telles que Royan sert, avec d’autres villes, de laboratoire de recherche sur l’urbanisme. En août 1947, c'est le projet d’aménagement de l’urbaniste Claude Ferret qui est accepté. L’architecture de la reconstruction se veut révolutionnaire : l’esthétisme est moderne, influencé par le courant tropical. L’emploi de structures en béton armé, permet de dégager de nouveaux volumes d’habitation ouverts à l’air et à la lumière. Les grandes lignes droites dominent, des volumes cubiques adoucis par des surfaces ou des lignes courbes. Tout privilégie un dégagement vers la mer alors que vers l’intérieur, la perspective est fermée par le marché.
Les travaux durent une dizaine d’années. Au début des années 1960, la reconstruction est presque achevée. La ville renaît de ses cendres, plus ordonnée, plus rigoureuse, surtout plus fonctionnelle tout en étant d’une esthétique révolutionnaire pour l'époque.

Le Renouveau Touristique
Dans les années 1960 et 1970, de grands cafés et des orchestres assurent l'animation touristique du Front de mer. Le café Le Regalty est le lieu de naissance du premier groupe de rock français, Les Chaussettes noires, et accueillera aussi les premiers pas d'Alain Bashung, âgé de 16 ans. En 1964, Royan gagne la grande finale d'Intervilles et accueille pour la première fois un festival international d'art contemporain réunissant expositions photographiques, musique d'avant-garde, arts plastiques. Celui-ci, très réputé, se tiendra à Royan jusqu'en1977.
Les années 60 et 70 sont également marquées par la création du port de plaisance, du centre audiovisuel de Royan pour l'étude des langues (CAREL), et le tracé atlantique de l'autoroute A.10, par Niort et Saintes.

Les années 80 sont le témoin d’importants travaux : le port de Royan est agrandi, le détachement des plaques de béton du toit du casino entraîne sa destruction. Puis c'est au tour du portique, trait d'union entre les deux bâtiments du front de mer, d'être démoli. L'église Notre-Dame (communément, mais improprement appelée la cathédrale) est placée sous surveillance puis, dans l'urgence, classée monument historique en 1988, ce qui permit le financement d'une campagne de restauration.
Jusqu'au début des années 1990, la ville accueillit chaque été de grands concerts dont ceux de Johnny Hallyday au stade d'honneur ou encore celui du le groupe The Police.

En 1999, Le ré-ensablement de la plage de la Grande Conche est entrepris : à la suite de sa lente érosion, 240 000 m3 de sable sont ajoutés sur une superficie de 5 hectares.

Dans les années 2000, une campagne de promotion de la ville est menée à travers différents média notamment à travers une campagne d'affichage dans le métro parisien. En 2008, la ville de Royan est choisie pour accueillir l'université d'été de l'UMP.

Le 10 octobre 2008, le bateau Ville de Royan, Dugua de Mons est de retour à Royan après une traversée entre La Rochelle et Québec dans le cadre des festivités du 400e anniversaire de la fondation de Québec. La grande traversée de l’Atlantique à laquelle participe une soixantaine d'autres bateaux dont le Belem, commémore ainsi les expéditions menées par Pierre Dugua de Mons, natif de Royan, qui permettront la fondation de Québec.

Au soir du 7 janvier 2015, quelques heures après le sanglant attentat au siège de Charlie Hebdo à Paris, plusieurs dizaines de personnes se rassemblent devant la rédaction locale du quotidien Sud-Ouest, puis sur l’esplanade Kérimel de Kerveno. Deux jours plus tard, alors que les terroristes viennent d’être abattus après des prises d’otages de plusieurs heures, près de 3000 personnes descendent dans les rues, munies de bougies et de pancartes proclamant « Je suis Charlie ». Alors que les autorités appellent à des « marches républicaines » dans tout le pays, la mobilisation se poursuit tout au long du week-end. Le dimanche 11 janvier, suite à une idée de l’artiste Jehan Benjamin (Jben), un grand dessin éphémère est réalisé sur la plage, suivi d’une manifestation en hommage aux victimes qui réunit entre 1500 et 2000 personnes